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Il y a 73 ans, Bosc-Roger était libéré...

Liberation de Bosc-Roger 03 bis 650

Dépôt de fleurs au pied du monument aux Morts
par MM. Claude Hénault et Berthé Raphanel, maires adjoints, entourés par deux enfants du CMJ

En ce 25 août 2017, place Jean-Guenier, devant le Monument aux Morts, M. Philippe Vanheule, maire de Bosc-Roger, entourés d’élus, de M. Serge Dubois, maire délégué de Bosnormand, de M. Gérard Besnard, président d'Acanami, de jeunes du CMJ, des anciens combattants, et de quelques bosroumois, retraça cette page d’histoire émouvante où beaucoup de jeunes soldats de différentes nationalités tombèrent au champ d’honneur au nom de la liberté, car c’est le 27 août 1944, au petit matin que les premières forces armées canadiennes pénétrèrent dans Bosc-Roger-en-Roumois.

Dans notre village aucun soldat ne fut tué, mais malheureusement pour les autres communes alentours les pertes en vie humaine furent sévères. Bosc-Roger-en-Roumois déplora de nombreuses victimes civiles occasionnés par des bombardements alliés.

A l’issue de cette cérémonie, une minute de silence fut observée suivi par les différents hymnes nationaux et européen.

L’ensemble des présents se dirigea ensuite vers le cimetière pour fleurir les tombes de ces habitants disparus tragiquement ainsi que la tombe de Pierre Foucault, tué en Algérie, le 18 juillet 1956, il avait 21 ans.

Bosc-Roger libéré...

A

De nombreuses unités allemandes séjournèrent dans notre village pendant cette période douloureuse. Quelques jours avant la libération de Bosc-Roger divers endroits du bourg furent aménagés pour résister à l’avancée des alliés. Entre autres le château des Nouettes, la ferme de la Bréaulière dont le colombier servait de ligne de mire et diverses maisons du village. La place de l’Eglise fut même aménagée quelques jours en camp de prisonniers où furent parqués des soldats anglais que la population ravitailla avec entrain tandis que les bruits des combats se rapprochaient. Ils débutèrent le 22 août 1944, en fin de matinée, lorsque l’artillerie alliée tenta de détruire plusieurs chars allemands embusqués au hameau du Marais. Les Allemands établirent alors un poste d’observation dans le clocher de l’église tandis que les tirs s’intensifiaient dans la campagne avant de se concentrer sur le village. Il fut bombardé à deux reprises, le 25 août 1944, à 16 heures, et le lendemain à 18 heures. Certains habitants avaient quittés le village, d’autres s’étaient réfugiés dans des abris aménagés à cet effet et une quarantaine de personnes s’étaient cachées dans la cave de la maison de M. Delaize, située à proximité de l’église. Elle fut involontairement la cible d’un avion allié. Sept personnes y périrent et des blessés furent dégagés grâce à la ténacité de plusieurs habitants. La seconde vague fut moins dévastatrice mais il y eut à nouveau un tué. Les Allemands n’avaient pas été épargnés par ces raids et la cuisine de la ferme de M. Daniel Demuynck fut transformée en salle d’opération. Le soir même, vers 22 heures, deux soldats canadiens arrivèrent en éclaireur dans le village que les Allemands s’empressaient d’évacuer, et ce n’est que le lendemain, le 27 août, au petit matin, que les premières unités alliées libérèrent Bosc-Roger.

Texte recueilli dans « Mémoires du Roumois »

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