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Le village de Bosc-Roger-en-Roumois au cours des siècles : quelques éclats du temps


Défrichements de la forêt de la Londe, familles Caillouel, Delalandre, d’Harcourt, de Lorraine, Odoard ou Tilly qui ont associé leurs noms à celui de Bosc-Roger, voies romaines qui traversaient le territoire communal il y a près de deux mille ans… Le passé, à la fois quotidien et collectif, fourmille de souvenirs, de noms et de lieux qui constituent une mémoire vivante, celle de Bosc-Roger-en-Roumois, laissée depuis des siècles en héritage à leurs enfants par les générations de Roge-Bourgerons qui les ont précédés, et dont voici quelques bribes remontées à la surface.

Un XXe siècle Roge-Bourgeron tourné vers une paix rurale

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La commune de Bosc-Roger-en-Roumois n’a pas été épargnée par les crises et conflits majeurs de l’histoire récente. Elle fut d’abord aspirée dans les tourments des mutations industrielles de la fin du XIXe siècle, avant d’être touchée par la Seconde guerre mondiale. De violents bombardements défigurèrent en effet la place de l’église le 25 août 1944. La paix enfin retrouvée, ce qui frappe au lendemain de la guerre, c’est alors l’importance des activités agricoles et la structure du village, composé d’une multitude de lieux-dits et d’un habitat rural diffus.

Le XIXe siècle ou celui des drapiers qui ont vu naître le village

Au milieu du XIXe siècle, la construction du village engendre des troubles lorsqu’il est question de faire édifier une première mairie-école en 1847 ou de déplacer quarante ans plus tard le cimetière qui entourait l’église. Le Bosc-Roger-en-Roumois est alors animé par près de 1500 personnes qui tissent la laine à domicile pour le compte de fabricants elbeuviens. Des convois de voitures à cheval chargées de laine se rendent chaque semaine au village depuis la commune voisine d’Elbeuf pour apporter de l’ouvrage aux ouvriers drapiers travaillant chez eux. Emmanuel Boulet, qui prête aujourd’hui son nom au jardin ouvert au public de Bosc-Roger, est alors un manufacturier elbeuvien, qui s’établit à Bosc-Roger où il crée le Syndicat agricole du plateau du Roumois et le Club français du chien de berger. La Fanfare des anciens combattants de la guerre franco-prussienne ou l’Emulation chrétienne, société caritative chargée d’une mission de redistribution près d’un siècle avant la création des organismes nationaux, comptent parmi les premières associations qui furent fondées à Bosc-Roger.

Du Moyen Age à la Révolution ou Bosc-Roger dans son cadre seigneurial et paroissial

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Au XVIIIe siècle, bien que le clocher de l’église Saint-Pierre puisse déjà servir de repère, l’accès au village en venant de Bourgtheroulde est différent d’aujourd’hui, puisqu’il faut alors emprunter l’actuel chemin du Vivier, à la lisière de la forêt. C’est que la route départementale ne sera percée qu’en 1833 ! Guidée par l’Eglise, la Confrérie de charité, toujours active, est créée au début du XVIIe siècle afin d’offrir une sépulture chrétienne à tous les Roge-Bourgerons. Un temple protestant est par ailleurs édifié à cette même époque et il existe alors quatre chapelles dont seule celle de la Bréaulière survivra aux outrages du temps. Parmi les liens jadis entretenus à Bosc-Roger et aujourd’hui méconnus figure aussi celui avec les chanoines de la Collégiale de la Saussaye qui possèdent à l’époque le patronage de l’église Saint-Pierre. Pour un temps, les commanderies templières de Saint-Etienne de Renneville et de Sainte-Vaubourg possèdent quant à elles différentes terres dans la paroisse. Les Séglas ou Thibouville comptent parmi les noms des anciens fiefs qui, du Moyen Age à la Révolution, forment une partie du cadre seigneurial de Bosc-Roger.

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Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30 ; le samedi de 9 h à 12 h

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